Partager, pour m'en souvenir, ce texte de Pérec.
Découvert par mon amie Aigue Marine, grand spécialiste de l'auteur, qui a écrit une thèse sur lui.
Je ne le connaissais pas (le texte) jusqu'à la semaine dernière.
Aiguillée par mon amie Fab je me suis délectée et réjouie de ces paroles.
Mes deux amies ne se connaissent pas. Chacune poursuit un chemin qui ne peut se croiser que par moi, ne serait-ce que géographiquement.
Mais je suis enchantée que ce texte les réunisse.
D'autant plus que chacune y voit (sans doute) des éléments différents, et le comprend à l'aune de sa spécialité (littérature contre neuroscience).
Pérec est donc un lien entre la littérature et la médecine. Mais ça, on le savait déjà : il suffit de connaître un peu l'oeuvre de Martin Winckler.
Journée grise, de fatigue et d'énergie en berne. J'ai lu et bullé sans aucune envie ni de cuisiner, ni de bricoler, ni de voir quelqu'un.
Ma vie me semble tellement simple et plane en rapport à celle d'Aigue Marine, toute de rencontres et de découvertes !
Me dis-je en sortant ce soir sous la pluie fine, anglaise, sorte de crachin frais de juin (on dirait l'automne), en voyant ces passants qui ont l'air d'aller à la découverte... d'une soirée, d'un restau, d'un artiste. Toutes choses que je faisais lorsque j'étais sans enfants.
Le mouvement surtout me manque : celui qui fait qu'on va vers un ailleurs et qu'on va peut-être découvrir quelque chose, ou quelqu'un.
Parce qu'en fait je réfléchis en marchant. M'en souvenir, même sous la pluie. Les idées viennent même si je suis fatiguée, sans énergie.
Je vais donc me coucher sur ces paroles décousues et ce moment de.... mots ?

