Parchemins Instantanés

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lundi 12 janvier 2009

Soulever des strates

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Soulever des strates. Regarder ce qu'il y a dessous. Revenir en arrière pour regarder l'amoncellement de choses, surtout de choses, m'intéresse de moins en moins.

Il y a eu un moment dans ma vie où j'ai aimé embrasser du regard et classer, organiser, ranger mes possessions anciennes.

A la rigueur, lister des lieux, des personnes... et encore. Non, vraiment, je n'en ai plus envie.

Je vais de l'avant.

Sentiment d'urgence et envie d'être de plus en plus authentique, de ne plus composer avec l'image que les autres se font de moi. Ou l'image que je crois qu'ils se font de moi.

Et pourtant, parfois, je crois que je deviens tellement réelle pour certains, et partant tellement particulière, que j'en arrive à leur faire peur. Parce que je remue en eux des éléments qu'ils voulaient se cacher. Simplement en étant moi, entièrement et authentiquement.

samedi 20 décembre 2008

La malédiction de l'année 2008 Ou : je n'y ai pas droit

Elle a encore frappé !

Je viens de m'acheter des pantalons dans lesquels je me sens bien, confortables et qui me font une jolie silhouette. Des comme ça, j'en cherchais depuis longtemps, et enfin j'en ai trouvé ! Pour changer des pantalons de toile plutôt sport habituels, faire plus fantaisie... Enfin, c'est chouette, je me sens plus libre dans ces vêtements-là.

Mais voilà que la malédiction a encore frappé : je viens de l'asperger de beurre et crème fraiche fondu sur toute la jambe gauche. Car à ce stade ce n'est plus une série, c'est bien une malédiction !

A peine acheté, déjà fichu :-(

Et s'il n'y avait que ça !

Je suis dans le rush des derniers préparatifs des cadeaux de Noël (qu'on fête demain chez mes parents) faits maison. Des trucs à faire au dernier moment, pour que ce soit bien frais.

Et voilà que rien ne fonctionne comme je veux : le gomasio est trop moulu, et le saucisson en chocolat vient de baver partout dans la cuisine, extrêmement sale de surcroit. Je vais avoir du boulot toute la nuit, alors que je manque de sommeil, pour terminer et nettoyer. Et encore : si je ne dois pas sortir acheter un cadeau...

Ce qui vient s'ajouter à la mort de mon Palm dans mon sac à main la semaine dernière. Puis aux diverses avaries de mon camping car.

Voilà.

Pour moi c'est comme si je n'avais pas le droit de réaliser mes rêves, comme si je n'avais pas le droit de consommer et de me sentir bien dans mes fringues et dans la vie que je veux choisir et créer.

Encore une fois des bâtons dans les roues.

Encore une fois des tas de difficultés avant de parvenir, jamais simplement, à faire ce que je veux, ce que je crois être bien pour moi.

Mais qu'est-ce que ça veut dire ?

Que je dois m'arrêter ?

Que je dois cesser de me battre et regarder la vie passer ?

Que je dois me laisser faire ?

Ah, non alors !

J'avais juste envie de coucher ça sur le papier/écran pour pouvoir rebondir, pour souffler et continuer.

Et en plus, je n'aime pas Noël !

mercredi 19 novembre 2008

Gravité ou légèreté ?

Tendre vers davantage de légèreté et de recul à propos de notre situation financière, après tout moins pire, et de beaucoup, que celle d'autres. Nous avons, quand même, beaucoup de superflu.

Je suis foncièrement optimiste mais je l'oublie parfois.

Il me manquait le regard extérieur et le rire (suscité par Bordelum qui se moquait de moi) pour me voir de plus loin, constater et pouvoir dire que ça va, après tout.

Positiver.

Il suffisait de me sentir enfoncée dans la gravité, et les conséquences potentielles à plus long terme de tout ça, pour que je me ferme à ce que je suis profondément.

Ne pas oublier que je dois vivre dans l'instant présent, l'ici et maintenant. Que se faire du souci, s'inquiéter, gamberger sur « ce qui pourrait arriver si .... » n'est qu'illusion.

Positiver.

C'est le mot de cette période de série noire.

Prendre les événements comme ils viennent et faire face.

Positiver.

Ce n'est que du matériel après tout.

Regarder ce que j'ai plutôt que ce que je n'ai pas.

On a déjà vécu des choses plus compliquées, qui nous atteignaient dans notre chair, qui nous rendaient plus mornes et taiseux et dépressifs.

On va y arriver.

Positiver.