Parchemins Instantanés

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samedi 6 août 2011

Prière du 3 août 2011

Par la magie de Marciac

Par la vie qui continue malgré les morts injustes

Par ce qui est mêlé dans nos cœurs : la joie de revoir les amis, de vivre ces instants forts et gais et puissants dans la musique et les vibrations de communion, de savoir aussi que des amis disparaissent en laissant derrière eux des enfants petits…. Et des âmes esseulées mais pleines de cette force qu’elle a infusée de sa présence.

Pour le festival et ses rencontres, ses moments forts et toujours renouvelés.

Pour les créations que l’émulation suscite

Pour la bonté et la puissance de la vie

Nous sommes dans la musique, ses énergies et vibrations de joie.

lundi 14 mars 2011

Se laisser porter, puis être attiré

Il y a environ 10 jours, dans une médiathèque, je cherchais le livre de Peter Gumbel On achève bien les écoliers. Avant de le trouver j’ai parcouru les rayons qui le jouxtaient et j’ai été appelée par le livre de Corinne Sombrun Mon initiation chez les chamanes

Sans doute vous est-il déjà arrivé d’aller dans une bibliothèque et de faire confiance au hasard pour trouver un livre que vous avez envie de lire?

J’ai remarqué pour ma part qu’il s’agit aussi d’un état d’esprit d’ouverture. Cette fois je ne cherchais que celui de Peter Gumbel. Mais en ce moment j’ai du mal à me plonger dans des romans. Les mondes fictionnels me sont imperméables. J’ai besoin d’autre chose. Parfois je vois des titres et ils font référence à des critiques lues ou entendues sur des revues ou dans des blogs, dans les mois qui précédent.

Lorsque j’ai vu la tranche de ce livre cela n’a fait appel à rien de ce que j’avais lu. Il m’a appelé, je l’ai attrapé et serré contre moi, très heureuse de ce plaisir potentiel que je sentais en lui.

Et bien entendu c’était vrai.

Avant même de l’avoir terminé je me suis souvenue d’un livre acheté il y a plus d’un an, rangé dans le secteur « livres de femmes ou sur les femmes », à côté de Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estès. Il s’agit du livre de Maud Séjournant Le cercle de vie. Et je sais maintenant qu’il était bien rangé. Maud Séjournant étant une femme aussi importante que Clarissa Pinkola Estès. Je n’ai pas encore assez lu ces deux auteurs pour dire si elles vont rejoindre Alexandra David Neel et Ella Maillart. Mais c’est probable.

Je suis donc plongée dans le monde des chamanes et très heureuse de constater que tout ce que je lis me semble parler à mon âme, entrer en résonnance avec ce que je pense, crois, ai expérimenté. Une intention pourrait bien être en train de naître de ces lectures. Qui fait écho à des réflexions et sensations qui me brassent depuis un mois. Je ne sais pas ce qu’il en sortira. Je me laisse porter, attentive à ce qui se passe en moi, ce qui me dit oui et ce qui me dit non.

Parallèlement. J’en avais l’idée depuis deux mois et j’ai eu besoin de la mettre en pratique de façon urgente : aller me faire faire une coupe de cheveux énergétique. Alors que j’étais émotionnellement et nerveusement fatiguée, anxieuse et le cou bloquée, Evelyne Coty m’a permis de vivre un très bon moment. Calme, sérénité, bonnes énergies. Les explications, le massage, la musique, la coupe et les sensations ont été juste comme j’en avais besoin. Pendant la coupe j’ai bien senti mes énergies reprendre leurs méridiens de façon fluide. Plus de mal au cou en sortant. Une détente et une façon de réfléchir à mes préoccupations bien plus sereines.

Il y a sûrement d’autres façons de remettre ses énergies en mouvement. Pour moi, pour cette fois, la coupe énergétique était le moyen.

Je parviens maintenant à laisser mes interrogations et bavardages mentaux passer leur route. J’en ai eu confirmation encore la semaine dernière, lors de l’atelier d’écriture Paroles de Gave, animé par Beb Kabahn. Elle nous a demandé de personnifier un être mythique que nous devions incarner. Nous avons donc fait à la fois une performance théâtrale avant d’écrire ce que cela évoquait pour chacun, et de lire nos textes devant les autres. Un très bon moment de rêve et de liberté.

vendredi 4 février 2011

L'année du chat de métal commence

Alors, comme un complément à ce que je ressens, et dois montrer à mon insu, j’ai rencontré aujourd’hui un groupe de maitresses femmes amies. Puissantes, sûres d’elles, ballottées par les aléas de la vie, fragiles, conscientes de leurs manques et de leurs envies, de leurs tristesses et de leurs peurs. Et surtout en résonnance avec leurs sentiments et sensations.

L’une d’elles m’a tiré les cartes.

Elle m’a parlé de puissance, d’assurance, de mon côté masculin et féminin en accord et de la phase de réalisation des projets qui m’habitent. Elle m’a parlé d’un voyage en solo qui montrerait que je suis à la fois femme et masculine aussi.

Une autre, qui a vécu l’expérience de la coupe énergétique, parlait de son aura, de sa présence bien plus évidentes depuis qu’elle prend soin de ses énergies grâce à cette expérience.

Je me disais aussi, que je m’offrais un collier aromatique pour me fêter, étant moi-même ma meilleure amie.

Nous entrons dans l’année du chat de métal dans le calendrier chinois. Je suis née une année du chat (d’eau).

Et cela semble être une année de repli, de réflexion et de préparation pour moi.

mardi 1 février 2011

Aujourd’hui 31 janvier j’ai 47 ans

Je me sens à une charnière.

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Entre la femme déesse, aux cheveux gris et à la sagesse certaine, et la femme puissante qui peut encore donner la vie, pleine de cette force qui permet de dire après la naissance « je l’ai fait ! ».

C’est que je me ressource en ce moment à une revue importante bien que confidentielle : Rêve de femmes.

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Je me replonge dans Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estès, dont parle Irène en ce début d’année.

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J’entends mes sœurs/amies complexes et profondes.

Et pourtant mes relations avec les hommes sont simples et cordiales, franches et amicales.

Cette semaine j’ai donc joué l’équilibre pour utiliser mes côtés yin et yang alternativement.

Je me suis achetée une ponceuse excentrique pour mes bricolages fréquents.

J’ai grimpé et fait preuve de puissance et de force.

Et puis je suis allée m’acheter un pantalon et un haut pour me voir dans une silhouette à la fois féminine et nouvelle, ce qui ne m’était pas arrivé depuis des mois.

J’ai aimé parler avec mon amie F. qui sait si bien décoder mes humeurs, écrire à Fa., H. et S. et A. parce que mes relations avec elles sont si différentes : complice et en recherche, interrogative et faisant appel à la fois au cœur et au cerveau, littéraires et sincères, bien sûr. Et, parce que la relation est quand même le sel de la vie, ce qui fait que nous avons une représentation de nous-mêmes mouvante et émouvante, j’ai aimé attendre les mails de N. qui a besoin des services que je peux lui rendre, et représente un archétype féminin, une sorte d’héroïne.

J’ai aimé parler à ma sœur, sincèrement, aujourd’hui, sentir sa fragilité à un moment de sa vie qui est un tournant.

J’ai aimé laisser se développer la part féminine de parole et d’amour par l’écrit, autant que la camaraderie face à mes copains grimpeurs.

J’ai aimé penser à certains moments comme étant tout à fait adéquats, justes, à la bonne place au bon moment. Ainsi de cette route vers Marciac samedi pour aller au concert, seule, mais en compagnie auditive d’un photographe de 82 ans et d’un saxophoniste jubilatoire, de la découverte de la vue des deux clochers au bout de la route, qui signaient encore une fois (depuis presque 20ans) l’arrivée en terrain ami. Dire ensuite aux personnalités de l’endroit que c’est toujours un plaisir de venir en ce lieu, et toujours synonyme de joie, découverte et partage. J’ai aimé les câlins de mes garçons aujourd’hui, comme tous les autres jours, mais renouvelés spontanément, parce qu’ils se souvenaient soudain que c’était un jour spécial pour moi : voir dans leurs yeux, sentir dans leurs bras et leurs bouches qu’ils voulaient montrer leur amour encore plus fort.

Je me sens femme aussi, à expliquer que je veux aller me faire faire une coupe de cheveux énergétique. Dans l’attente. Au bord d’un changement. Jouant encore avec l’idée avant de passer à l’acte, de prendre rendez-vous.

Avec l’envie de retrouver, parfois, l’envie de mettre des bijoux, de me faire plaisir avec des couleurs et des formes, des odeurs. Un peu de frivolité dans l’hiver…

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