30 août
Aujourd’hui les toilettes
Selon 2 axes :
- les gogues, goguenots, latrines, commodités, lieux, lavabos, cabinets, autrement appelés WC….
Les miens sont carrelés de noir, peints de jaune sur les murs, assez vastes pour intégrer des étagères de livres, et aussi un sac de patates et un autre d’oignons. Parce que c’est le lieu le plus frais de l’appartement l’hiver, lorsque le chauffage tourne, et que les patates germent.
Ils ne sont malheureusement pas plus écolo que leur chasse à deux débits. J’ai longtemps réfléchi à les transformer en toilettes sèches (à litière), mais le problème de l’évacuation (en nocturne ? et où ?) de la sciure, m’a semblé trop complexe (et proprement irréalisable à Humain, mais bon).
Et je ne parle pas de leur nettoyage, très fréquent pour cause de 2 petits garçons qui font des expériences de visée, parfois approximatives. Surtout l’un des deux, doté d’un appendice qui vise vers le haut, avec un jet puissant qu’il peine à maîtriser parfois….
Visiteurs de passage, si vous trouvez les lieux un peu humides, voici le mode d’emploi. Sur l’étagère en face de vous, vous trouverez un flacon vapo de produit nettoyant. A votre gauche un sac de lingettes éponges. Vaporisez. Essuyez. Reposez la lingette salie sur l’étagère (m’en occuperai à mon prochain passage). Merci.
- celles que l’on change au gré de la météo, de ses humeurs, des contraintes liées à nos déplacements.
Petits hauts de fille parfois. Tee shirts simples souvent. Couleurs et chaussures assorties parfois. Mais il ne faut pas me pousser beaucoup pour que je reprenne un look sport et des tenues pratiques, avec peu de fioritures. Pourtant il parait que j’ai un style. Et d’aucuns en me voyant me demandent si je reviens d’Inde….
--ooo—
31 août
Aujourd’hui le territoire de
Ma ville. Investi de manière différente lorsque je rencontre un vieux monsieur qui vient de couper du bambou derrière le bâtiment. Il raconte qu’on peut tout faire avec ce matériau. Je renchéris : oui, nous sommes dans une société du « tout fait, ya ka HT ». Son truc à lui c’est qu’il veut montrer aux jeunes, et aux enfants, comment on peut faire avec presque rien.
C’est un illuminé -c’est du 2nd degré, en fait c’est un vieil homme aux cheveux blancs et barbe blanche, chemise et pantalon en couleurs- comme je les aime, qui n’hésite pas à expliquer sa démarche, son humanité, ses trouvailles, et veut transmettre. C’est donc un homme authentique. Qui inspire le respect pour peu qu’on soit ouvert à ce type d’individu.
Il nous retarde donc, et nous nous laissons faire, en nous parlant de bambous et de plantes, de société et d’apprentissages.
Ensuite nous partons pour Féas retrouver des copains qui nous ont invité sur leur territoire pour l’après midi. La maison, la promenade en vélo jusqu’à la rivière, les pieds dans l’eau, la pêche à la main, les jeux des 3 garçons. Le bébé.
Une douche et un repas plus tard, il faisait nuit, les garçons étaient cuits, et nous reprenions le camion pour rentrer.










