Parchemins Instantanés

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366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau

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jeudi 9 septembre 2010

Semaine 36 : mercredi et jeudi

8 septembre

Aujourd’hui croire que

Je vais bricoler, ranger, nettoyer…

Alors que je suis fatiguée, et que je profite de la journée seule pour glandouiller, lire, rêvasser, passer ma journée à surfer.

Bon, j’ai aussi un peu travaillé un texte qui va être publié dans la revue des 100 voix.

J’ai cherché des infos sur la photo.

J’ai écrit à des gens, pensé à des amis. Bouclé une boucle.

Et j’ai fait du pain, j’ai été au marché.

Je sens que ça travaille en dedans, que j’ai besoin de ce temps de latence pour qu’une décision mûrisse.

Je suis ouverte à tout et à tous, et perméable à des signes que je suis seule à voir.

En attendant je ne suis bonne qu’à mettre en route des actions faciles, que je pratique déjà. Pas à démarrer un projet.

Période d’intériorité. Entrecoupée de sursauts pour mettre à jour les impondérables, m’acquitter de tâches obligatoires ou prévues de longue date.

--ooo—

9 septembre

Aujourd’hui reflet

Dans les flaques d’eau. Petits garçons les pieds dedans. Puis courant, sautant, lançant, criant, jetant, s’arrêtant, écoutant : toutes compétences acquises à leur âge, parce que ce sont des enfants … et pas parce qu’ils sont à l’école.

Je veux dire que ce n’est pas parce qu’ils sont en cycle 1 qu’ils savent faire tout ça, mais parce que ce sont des enfants de 5 ans et 6 ans ½. Il y a une nuance.

C’était ma tirade sur la rentrée.

Maintenant nous attendons la rentrée sportive : ils reprennent le judo et l’escalade. Moi aussi.

Reflet dans l’eau sur la 4ème de couverture de cette bd : Le monde selon François

Ici nous avons lu les 3 tomes avec grand plaisir. J’aime le graphisme et les dessins, tout à fait en accord avec la poésie et l’imaginaire de ce petit garçon.

mercredi 8 septembre 2010

Semaine 36 : lundi et mardi

6 septembre

Aujourd’hui le piège

Se referme. Ou s’ouvre ?

Avant dernière semaine de cet exercice littéraire débuté le 20 septembre 2009. Vais-je trouver de la ressource pour continuer d’écrire un billet quotidien ? Ou bien mon inspiration sera-t-elle fluctuante comme la mer ?

On verra bien.

Mais d’ores et déjà je veux bien les commentaires de mes lecteurs éventuels, qui seraient assez fous pour lire tous les jours mes pensées et réflexions banales et pourtant uniques car personnelles. Ou alors modestes et géniales selon l’expression consacrée par Daniel Mermet ?

--ooo—

7 septembre

Aujourd’hui une affaire de choix

Entre confiture de fraise, gelée de myrtille, gelée de mûres ou de framboises. Finalement on a tout remonté de la cave et comme il restait un fond de pot de gelée de mûres, on a ouvert la fraise.

Mes garçons sont accrocs aux fruits rouges.

La pluie ce matin, donc on a regardé des C’est pas sorcier. On a fait l’expérience du Youpi : faire tenir un trombone sur l’eau pour montrer qu’il y a une sorte de « peau » qui permet de s’appuyer dessus. Le sujet était : les insectes qui sont au-dessus de l’eau. Et le gerris patine sur l’eau. Ensuite on a fait un peu de fractions : ¼ de feuille A4 pour fabriquer une grenouille sauteuse basique. Comme elle ne convenait pas à Lumineux j’ai cherché une autre méthode.

Devant l’ordi nous avons donc pris une feuille carrée. 4 côtés de même longueur, il a tout bon. J’ai mesuré, tracé un trait, découpé. Et fait la grenouille sauteuse. Au passage nous avons parlé de diagonales et médianes. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Et la grenouille est jolie, et en plus elle saute !

lundi 6 septembre 2010

Semaine 35 : VSD

3 septembre

Aujourd’hui dans mes poches

Un mouchoir, les clefs de la cave, celles de l’entrée.

Petites poches souvent dans vêtements de femme. Sauf quand je mets mes pantalons « battle » avec grandes poches sur les jambes. Bien pratique pour ranger un mètre, un stylo et du papier quand on va mesurer des planches au garage.

Donc le plus souvent je prends un petit sac pour y ranger clefs diverses, tel cellulaire, mouchoirs, calepin et agenda + stylo. C'est-à-dire le nécessaire vital pour moi.

Aujourd’hui, après avoir rempli et vidé ma machine à laver plusieurs fois, fait du pain, c’est mon camion que je remplis. Il fait beau, on est libres. On part à la plage.

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--ooo—

4 septembre

Aujourd’hui douceur de

L’air iodé sur la peau

La lumière dans nos yeux : verts différents du Pays Basque dans la brume de mer

Matin assez frais, et couvert.

Un ami vient nous visiter et l’on devise en buvant et mangeant, entre la haie et le camion.

Après midi qui dure jusqu’à 20h sur la plage, à creuser, se mouiller, regarder, lire et écrire, bronzer.

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Douche et pâtes au menu. Glace au snack du coin.

Histoire avant de s’endormir, d’un coup pour Solaire, après réflexion pour Lumineux.

Lecture pour les adultes avant d’éteindre.

--ooo—

5 septembre

Aujourd’hui carrelage

Très chic dans les sanitaires classes du camping 4 *

Beaucoup mieux qu’à la maison.

C’est une discipline que je n’ai jamais tenté. Je me suis bornée à observer mon père, et à faire les joints de carreaux dans la salle de bain de mon beau-père. Je réfléchis en ce moment au revêtement que nous pourrions mettre au mur en lieu et place du carrelage le jour où l’on refera la salle de bain, actuellement dans un état déplorable (46 ans de bons et loyaux services, ça use, ça use). J’ai des idées, avec et sans carrelage.

Bref. Passage rapide dans lesdits sanitaires avant de rejoindre la plage : on est venus pour ça !

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Et puis ciel bleu, mer belle bien qu’un peu agitée. Rouleaux : elle monte. Mais terrassements, jeux d’arrosage.

Je discute avec les copains venus pour la matinée.

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Je tente d’entrainer mes garçons plus loin que les premières écumes, en vain. Alors je me baigne dans l’eau verte.

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Lecture : suite et fin de Pour une éducation buissonnière de Louis Espinassous.

Livre succulent et vivifiant, vrai et fort. Surtout quand on connait le personnage, et que l’on peut avoir dans l’oreille le son de sa voix, son ton, ses gestes devant un groupe et son humanité.

Baignade. Elle descend. Pas assez pour qu’on puisse aller pêcher sur les rochers. La prochaine fois.

Photos. Pizza. Petits garçons heureux et fatigués qui s’endorment au retour, bien sûr.

vendredi 3 septembre 2010

Semaine 35 : mercredi et jeudi

1er septembre

Aujourd’hui animal

Celui qui partage ma vie, mon lit, ma douce couverture en laine, mon clavier, mon tabouret, mes fauteuils, ma table et mon évier, mon camion en vacances….

Ma chatte.

Autrement appelée la panthère-qui-n’a-qu’un-œil, ma belle, ma douce, ma jolie-jolie, ma ronronneuse.

C’est Tisha.

Quintessence de l’animal de compagnie que d’aucuns nomment un chat-chien parce qu’elle me suit partout. C’est elle qui vient me chercher dans les sanitaires des campings le soir. A elle que je signale que l’on repart après les arrêts sur la route : elle remonte dans sa caisse et je redémarre. Elle me suit dans l’escalier pour sortir, bien entendu elle répond à son nom. Elle sait parfaitement nous dire qu’elle veut sortir, des croquettes, boire au lavabo ou à l’évier, que sa litière est sale.

A moi elle vient pétrir le ventre le matin pour que je me lève, à moi elle vient frotter son museau contre mon nez en ronronnant : c’est un privilège. Elle s’installe devant moi en ronronnant, en mal d’amour et de câlins, me regarde amoureusement et ferme à demi son œil unique. C’est une déclaration.

Ce qui ne l’empêche pas de me labourer le bras de ses griffes et de mordre sauvagement quand j’ai le malheur de lui toucher le ventre. C’est un chat, ne l’oublions pas.

Mais handicapée, craintive, qui est de plus en plus sensible à certains sons qui la rendent mauvaise : elle fonce alors, même sur les enfants, tellement elle a mal aux oreilles. Je vois qu’elle peine à savoir où est le filet d’eau quand elle boit au robinet, qu’elle ne distingue pas la surface de l’eau dans un bol blanc. Elle chasse moins, mais nous a quand même ramené un mulot au dernier camping.

Elle vieillit et reste de plus en plus souvent seule toute la journée roulée en boule dans un coin tranquille. Ressemblant de loin à une image de chat paisible.

Jusqu’à un départ fulgurant …

--ooo—

2 septembre

Aujourd’hui emballage

Des sandwiches dans un sac papier blanc de boulangerie, des fruits dans un sac papier brun de l’épicerie bio : récup.

Mes garçons partaient avec leur père retrouver d’autres enfants au bord d’un lac. La rentrée pour nous, était un jour de jeux avec les copains. Sifflotons en l’air.

Sacs en tissus pour les courses impromptues. Paniers de jute ou de plastique recyclé, toujours dans le véhicule et prêts à servir.

Un filet noir qui nous sert à partir à la douche en camping : on y met vêtements propre, serviette, trousse de toilette à l’aller, vêtements sales au retour. Lors de ma douche de 2h (voire plus tard) j’y mets aussi ma lampe frontale, mes lunettes….

J’utilise aussi les sacs vendus en boules à l’enseigne sportive bien connue (D), très pratiques à promener accrochées au sac à main et qui ont une bonne contenance. Je les ai testés récemment en sac à dos en mettant mes bras dans les anses : pas très confortable, mais pour une courte distance en vélo, c’est efficace !

Enveloppes format commercial que je récupère et réutilise, comme les enveloppes bulle.

Les cartons de colis font des boites de rangement adaptées à pas mal d’étagères.

J’emballe mes cadeaux dans des papiers récupérés, je décore avec rubans récupérés, raphia.

En attendant de faire des furoshiki un jour.

Moi j’aime bien m’emballer les soirs frileux dans mon châle afghan, large et long, léger et chaud. L’été il vient parfaire mes tenues aux chemises de soie.

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