Parchemins Instantanés

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 21 juillet 2010

Semaine 29 : lundi et mardi

19 juillet

Aujourd’hui sur le réseau

Vu les photos de la pièce Naissances.

Sur la toile, infatigablement je reconstruis mon réseau de favoris, disparus parce que mon DD a été changé.

Fait des trouvailles en fonctionnant en réseau, en maillant, en croisant des informations, en suivant des liens.

Par exemple ce site qui contient de multiples recettes qui m’enchantent, à la fois en crusine, en déshydratation, en cuisine saine, en utilisation des HE (à mettre dans des gélules par exemple).

Hier, c’était ce site qui requerrait toute mon attention.

D’autant plus qu’un livre vient de sortir à ce sujet aux éditions L’instant présent :Tremblements de mères

Les témoignages sont bouleversants, poignants, expriment bien que la naissance n’est jamais anodine ni à prendre à la légère. Devenir mère est toujours un passage.

« Ces femmes racontent que mettre un enfant au monde ne signifie pas forcément devenir mère. Parfois, une souffrance intense envahit la relation naissante. Ces parcours, bouleversants, mettent en évidence la complexité de ces rendez-vous manqués. C’est l’histoire de chacune qui se noue et se dénoue. C’est aussi l’occasion d’une autre rencontre de soi, jusqu’aux limites de soi.

Ce livre est une main tendue vers toutes celles qui se débattent seules avec leur devenir-mère, il leur confirme qu’au bout du chemin peut renaître un amour maternel serein. Il interpellera tous ceux, famille, amis, professionnels, qui entourent les femmes enceintes, sur la façon dont elles doivent être accompagnées et soutenues.

Enfin, c’est aussi un message fort et engagé pour la reconnaissance de cette douleur particulière, pour la création et le développement de structures de soins dédiées aux mères en souffrance. «

--ooo—

20 juillet

Aujourd’hui ce qui a un sens

Réfléchir à sa vie. Se dire qu’il faut absolument se réapproprier l’espace. Avoir l’énergie de le faire.

Penser aussi à ma façon de vivre. Eviter l’ordinateur davantage. Et puis s’interroger, encore, sur « ville ou campagne » ? Est-ce le bon choix d’habiter en ville ? Avec des enfants petits, qui ont besoin de nature et d’extérieur ? Voir le livre de Louis Espinassous Pour une éducation buissonnière. L’homme a de la verve et prône l’extérieur comme lieu de vie, la nature comme lieu d’apprentissage global.

Je suis d’accord avec le principe. Et j’ai envie d’un potager, d’une maison en bois, de verdure et d’arbres à planter, d’espace pour circuler à l’extérieur.

J’aime beaucoup moins l’idée d’un village et des cancans qui, non seulement m’insupportent mais m’atteignent (pas objectivement, mais énergétiquement je sens bien que….). D’autant plus que mon mode de vie est un tout petit peu hors normes. Alors choisir un endroit à l’écart d’un village ?

Visite la semaine dernière de copains dans un endroit en pleine campagne, avec beaucoup d’espace. Vendredi dernier visite chez d’autres copains dans un coin paumé et discussion à ce sujet.

Comme toujours cela fait son chemin et réactive mes interrogations internes. D’autant plus que la ville est en effervescence à cause du Tour de France, arrivé aujourd’hui et qui repart jeudi, passant dans la rue.

J’aime donc l’anonymat relatif de la ville pour cette liberté de mode de vie. ET surtout pour la culture et les activités. Médiathèques, ludothèques, ciné, activités physiques, sportives, loisirs divers adaptés à tout caractère.

Et je me demande bien si je parviendrais à me faire à ce genre de vie….. est-il possible d’essayer avant de signer ???

Désencombrer. Travail de longue haleine quand on est accompagné dans la vie par un gars qui accumule et attend que les objets disparaissent seuls. Il faut alors avoir l’énergie de tirer, pousser et faire preuve d’autorité pour que tout avance.

Allez : un voyage chez Emmaüs après vidage partiel (très partiel encore…) du garage ! Quel soulagement de laisser tout ça !

Nous n’avons ramené que des revues J’aime lire pour les enfants, qui repartiront d’où elles viennent une fois lues. En garder pour la prochaine session de vacances.

Et puis j’ai fait une crème pour le visage : il était temps, on a fini le dernier pot ce matin ! La recette dans un billet spécial.

lundi 19 juillet 2010

Semaine 28 : VSD

16 juillet

Aujourd’hui ça ressemble presque à une blague

Lumineux qui passe la journée au centre aéré, à jouer, donc, et qui au retour, comme hier, me demande s’il peut regarder un DVD. Mais pas n’importe lequel : il veut regarder le « C’est pas sorcier » sur l’écologie.

Depuis notre retour de vacances ils regardent en boucle le « C’est pas sorcier » sur les bambous, la mangrove et les plantes succulentes, et maintenant il change.

C’est donc bien que les enfants ont besoin de beaucoup jouer, mais aussi d’apprendre. Et qu’ils sont capables d’une grande concentration, même en fin de journée.

Une fois encore je constate que les enfants grandissent par paliers (et c’est très visible chez mon ainé, depuis sa naissance). Il a eu des phases pendant lesquelles il ne mangeait presque pas, d’autres où il ne s’asseyait pas et ce n’est pas encore son truc de rester immobile longtemps. Puis il a eu des phases pendant lesquelles il avait envie de savoir tout sur les trains, sur les dinosaures, sur les volcans. Et depuis qu’il a découvert les DVD « C’est pas sorcier », très didactiques et assez complets, jamais ennuyeux, il a des phases d’apprentissage grâce à ce support. Et il entraine son frère.

Ces derniers mois j’ai bien constaté qu’il ne s’intéressait plus beaucoup aux livres documentaires que l’on empruntait encore à la médiathèque, et qu’il apprenait autre chose (monter, démonter, construire des bionicles, se documenter sur ces robots, intégrer les manières de parler et de présenter les informations des ados qui font des vidéos à ce sujet).

Il entre de nouveau dans une phase d’apprentissage documentaire. Après nos vacances au zoo de la Palmyre et à l’aquarium de La Rochelle, il regarde de nouveau les livres documentaires sur les animaux, pour faire des allers-retours sur ce qu’il a vu et même touché. Et il étend ses champs de connaissance à d’autres sujets.

Cela va de pair avec l’assurance d’être entendu et satisfait : il a demandé pendant plusieurs mois, ponctuellement, d’aller voir un aquarium, et comme il a redemandé il y a un mois, j’ai proposé cette semaine dans la région de La Rochelle, et de coupler avec le zoo. Pour lui, je sais que c’est au moins aussi important de pouvoir sentir qu’il est écouté dans ses demandes que d’y accéder.

Je vois aussi avec plaisir mon grand garçon aller vers l’âge de raison : 6 ans ½ c’est bientôt 7 ans. Il devient un grand garçon vraiment sympa, quoique toujours débordant d’activité, et de paroles.

Son frère, l’air de rien, dans l’action, montrant toujours très fort ses mécontentements, très épicurien et gourmand, enregistre pas mal de choses lui aussi, et souffre pas mal de ne pas être capable de faire comme son ainé, surtout pour les performances physiques et la concentration.

--ooo—

17 juillet

Aujourd’hui vite vite

Ben non, rien de rapide pour ce samedi tranquille de repos.

Comme l’immeuble est calme, le parking quasi vide, la rue plutôt silencieuse, je le vis comme un dimanche.

Les garçons sont fatigués de leurs vacances et des deux jours de centre aéré. Moi je suis mieux qu’hier (où j’étais aphone à cause de la clim du bus sur mon rhume), je continue de soigner mon affection ORL à grands coups de mes remèdes favoris : chlorure de magnésium, vit C naturelle (acérola), TM échinacea, propolis, pollen, miel, associés à hepar sulfur 9ch, puis 12ch le lendemain, 15ch le surlendemain pour tuer l’infection, inhalations de pérubore le soir, HE sur le torse et le haut du dos (mélange esculape) sans oublier ma tisane au thym (+ citron, miel, clou de girofle, cannelle)….

Donc, comme je vais mieux, je suis plus active aujourd’hui : rangement du linge, rangement dans le camion, nettoyage de chaussures, gâteau au chocolat, bagarre avec les garçons, trottinette dehors, démontage de la housse du siège auto de Lumineux. Lectures à mes garçons. Dont le livre très sympa Le plus féroce des loups, de Sylvie Poillevé et Olivier Tallec, ed Flammarion (les p’tits albums du père castor). Histoire assez courte, mais rythmée à la fois sur le fond, et dans la forme, parce que l’écriture permet une lecture à haute voix qui laisse percer le suspense. Je me suis régalée à lire, et je sentais mes petits en haleine, et qui participaient en finissant les phrases.

Et puis il parait trop simple pour Lumineux, pile dans ce que Solaire réclame, mais pas ennuyeux ni pour l’un ni pour l’autre (ni pour moi !).

--ooo—

18 juillet

Aujourd’hui pas malin

De mettre l’index dans l’allume cigare chaud

Mon Solaire, fatigué, énervé, a fait ça alors que son frère venait de sortir l’allume cigare (je crois que l’on parlait de quelque chose de chaud, autour du camion).

Dès les premiers cris j’ai poussé mon petit garçon vers l’évier et lui ai mis le doigt sous l’eau. J’y ai passé mes 20l de réservoir, regardant se former une plaie ronde au bout de ce petit doigt explorateur. Puis j’ai mis une bonne couche d’argile verte. Après 10 granules d’arnica montana et un bon câlin il s’est calmé, puis endormi au retour.

Pendant ce temps, mon frisé survolté continuait à parler et penser, tout en même temps.

Alors ça donne :

Maman, on peut compter jusqu’à quel chiffre ?

Les parents : on ne sait pas, c’est infini.

Lumineux : comme l’univers alors ?

Moi : oui, c’est ça.

Il continue de réfléchir, de suivre sa logique, et un moment après :

Lumineux : Et si on essayait de fabriquer une sorte de bulle tout autour de la Terre ?

Moi : ça existe déjà, c’est l’atmosphère, elle est bien au-delà des nuages.

Et on s’étonne qu’en suivant il demande à revoir Star Wars, épisode I : La menace fantôme….

vendredi 16 juillet 2010

Semaine 28 : mercredi et jeudi

14 juillet

Aujourd’hui un défilé de

Camions de pompiers dans la rue, que je n’ai pas vu, mais mon Lumineux m’a raconté : ils revenaient du défilé et passaient devant chez nous. Alors voilà, on n’est pas là pour se faire engueuler, on est là pour voir le défilé….

Enfin, bon, on peut s’abstenir aussi.

Dans quelques jours ce sera le Tour de France qu’on verra défiler dans la rue. Bien plus rigolo quand on est dans la caravane à mon avis que quand on la regarde. C’est du vécu. En 1995 j’’étais secouriste, en poste avec un VSAB au col de Marie-Blanque. Cette année-là un jeune coureur italien s’était tué la veille en chutant (sa tête avait tapé contre un plot de béton, il n’a pas pu être ranimé). Le passage à Marie-Blanque était le lendemain de cette tragédie et les coureurs ont décidé de faire une étape blanche : tous à la même vitesse, pour signifier leur peine. J’ai donc pu voir très distinctement les coureurs passer. Aucun blessé à signaler. On a plié et on est redescendu, au milieu de la caravane publicitaire, en saluant le public. Très rigolo. On pensait que l’équipe qui était à l’arrivée, à Pau, aurait besoin d’aide. Effectivement : comme les coureurs avaient beaucoup de retard, et qu’il faisait très chaud, il y a eu beaucoup de malaises, de déshydratations, d’insolation. Dans la foule qu’il fallait fendre pour parvenir à la personne qui nous avait été signalée : pas facile. Mais intéressant d’être utiles.

--ooo—

15 juillet

Aujourd’hui option a ou option b

Ah, oui, ça nous est arrivé aujourd’hui !

Solaire avait une sortie Accrobranches avec le centre aéré. Je l’ai accompagné : j’avais envie de tester. Sur les 3 animatrices, une a le vertige, même d’en bas, l’autre n’a même pas envisagé de grimper, la 3ème avait une contre indication médicale mais avait encore davantage envie d’essayer. 17 enfants dont la plupart ont envie et n’ont pas peur, certains qu’il faut rassurer, d’autres qui pleurent ou ne veulent pas essayer. Mon garçon a eu peur dès le premier arbre : le début du circuit était une tyrolienne. Il a essayé 2 fois et a eu trop peur pour se lancer. Bon : en mars dernier il a fait une tyrolienne, aujourd’hui ça ne va pas. Il recommencera quand il le décidera.

Moi j’ai suivi les enfants et je me suis bien amusée. Juste frustrée de ne pas pouvoir faire les autres parcours, pour adultes et grands, avec de longues tyroliennes.

Pique nique. Moment calme. Animatrices pas très réactives et qui n’avaient rien prévu pour l’après midi. Je me renseigne, et je leur dit qu’on peut aller faire une balade sur le sentier botanique, que les responsables Accrobranches me décrivent comme une promenade de 20 mn qui forme une boucle, avec un retour plus difficile parce qu’il monte. Je laisse les animatrices préparer le départ des enfants et je vais voir le départ du sentier. Voilà une jeune fille et une femme mûre pas du tout sportives, qui partent avec la trousse à pharmacie mais pas d’eau, en tongs. Elles ont peur de se perdre alors que le chemin est unique, elles se demandent si on ne s’est pas trompé. Je vais à l’avant pour aller voir et les rassurer, je reviens leur dire que la boucle tourne juste plus loin. Les enfants courent, ont envie de bouger, elles ont peur qu’ils se perdent, crient pour qu’ils restent près d’elles. Les enfants ont soif et je suis seule à avoir une gourde pour mon garçon, on partage. Je tente de les rassurer sur le parcours, qui est évident, quand on a juste un peu le sens de l’orientation. Elles sont rassurées quand elles voient de nouveau les grandes tyroliennes des parcours adultes. A l’arrivée c’est l’heure du goûter : l’une s’assied et goûte avec les enfants pendant que je porte le matériel avec l’autre jusqu’au bus qui nous attend. La troisième qui a grimpé ce matin s’est blessée au moment du pique nique et n’est pas venue en forêt avec nous. C’était la plus chouette…

Au final, j’ai pris la décision d’amener les enfants faire une promenade, j’ai rassuré les animatrices sur le chemin, et discuté avec les enfants, j’en avais toujours 2 accrochés à mes mains. J’ai eu l’impression de refaire le boulot d’une animatrice. Ce que je n’ai pas manqué de dire à la directrice du centre en rentrant.

Et puis le retour en bus, avec climatisation, a achevé de faire de mon rhume une bonne angine. Ce soir je suis presque aphone et je ne respire que la bouche ouverte. Et puis j’ai la tête comme une calebasse : vive la collectivité ! Les cris d’enfants sont normaux, surtout dehors, mais ceux des animatrices qui ont peur de tout m’ont horripilés. J’ai souvent fait en sorte de quitter le groupe pour ne pas faire une réflexion qui aurait été désobligeante.

Pendant l’été, ne pas insister si mon garçon ne veut pas aller faire une sortie sportive avec le centre aéré….

mercredi 14 juillet 2010

Semaine 28 : lundi et mardi

12 juillet

Aujourd’hui prouve que le sol remue

Les cartes géologiques étudiées pendant mes études de géographie. Il m’en reste seulement des noms de lieux que je découvre au gré des routes : tiens, Tonnay-Boutonne, j’ai vu ce nom sur une carte il y a longtemps…. Sans me souvenir de la topographie à la surface, mais seulement des couleurs et des strates géologiques de l’endroit. Rien d’étonnant à ce que cette région soit riche en fouilles archéologiques, vestiges romans, histoire lointaine surtout.

Et puis nous reprenons la route du XXIème siècle, son bitume rectiligne et ses limitations de vitesses, ses ronds points et panneaux indicateurs, périphériques et paysages changeants.

Passant du plat des Deux Sèvres au plat des Landes, pour rentrer dans notre Béarn vallonné et vert.

--ooo—

13 juillet

Aujourd’hui prouve que le sol présente quelques failles

On croit que tout est plat, qu’enfin on est sur une surface stable, mais rien n’est moins sûr, et l’équilibre n’est pas encore atteint. C’est ce qui arrive à mon ami J. Ce matin appels téléphoniques en tous genres, ce qui est quand même rare. Discussion avec J au sujet de ces revers qui le tourneboulent. Puis avec L pour notre pièce de théâtre. Greenpeace, que j’ai contacté par mail il y a quelques semaines, m’a téléphoné aussi pour me proposer une suspension de don : mais non, je ne sais pas quand j’aurai de nouveau les moyens de les soutenir financièrement. J’ai expliqué que j’avais fait le choix de m’occuper des mes enfants et que je n’avais aucun revenu, et mon interlocutrice m’a encouragée dans cette voie. De mon côté je lui ai assuré que je continuerais à les soutenir car leur travail est précieux.

Autre faille : j’ai voulu consulter le site de la médiathèque, mais il est planté. Sur place la bibliothécaire m’a expliqué, notant mes documents à la main, que cela durait depuis samedi. C’est un super outil quand il fonctionne, mais quand il est en rade, qu’on reprend les habitudes manuelles, ça occasionne un travail énorme.

- page 2 de 33 -