17 septembre
Aujourd’hui dommage
Qu’il ait plu toute la journée : le paysage de ce coin de campagne doit être bien plus riant sous le soleil et sans le brouillard.
Mais puisque nous sommes de nouveau invités dimanche, nous verrons les collines sous une autre météo.
Les garçons étaient très excités, et en super forme. Ils sont partis avec leur copain jouer dans la grande maison, je les ai revus lorsqu’ils ont eu faim. Je les ai croisés quand j’ai visité : N. m’a montré le grenier, expliqué l’endroit dangereux sécurisé, ils m’ont amené à leur cabane du grenier…
J’étais venue aussi pour montrer mes photos au musicien. Je pense que je vais devenir la photographe attitrée de Mes petites Amoureuses. Elles ont plu.
Tant que j’y étais, comme il fallait percer un trou dans le carrelage de la salle de bain, j’ai prêté mon concours et fait le travail. Le miroir fixé j’ai commencé de poncer ma table vernie à l’aide de ma perceuse et des disques de ponçage. Je terminerai dimanche. La grange est tout à fait adaptée à ce travail. Bien mieux que mon balcon.
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18 septembre
Aujourd’hui moment du réveil
Mes petits garçons contre moi, chauds, bien endormis. Et puis Humain dit qu’il est 9h, qu’il faut se préparer pour aller au judo. Et Lumineux s’assied et sort de la chambre pour aller s’habiller, déjà excité et à fond. Solaire n’a rien entendu. Il a encore bien sommeil et profite. Doucement je lui caresse le front, je bouge un peu. Il ouvre un œil et je lui dit qu’il va falloir y aller. Il a du mal à émerger. On fait un câlin. Puis il me demande de faire le pont pour passer dessous. Et c’est bon : on est debout !
Départ sur les chapeaux de roues cependant, et en retard. La faute à leur endormissement tardif : ils ne veulent jamais se coucher et ensuite sont un peu à cran dans la journée, avec cris et coups, émotions à fleur de peau.
C’est le début des activités pour mes deux loustics. Le judo commence plus tôt cette année. Solaire est toujours aussi content d’y aller. Et Lumineux démarre la musique.
Dans deux lieux éloignés, un jour de marché où l’on ne peut ni circuler ni se garer, avec 30mn de décalage entre les activités… sinon ça ne serait pas drôle.
Pour aujourd’hui nous sommes tous les deux présents (les parents), ce qui facilite les inscriptions et prises de contact. Dès la semaine prochaine je serais à l’escalade et Humain se farcira les allers-retours seul. Ça risque d’être folklo…
Le soleil est revenu. Les garçons vont se promener alors j’en profite pour faire du pesto basilic/oseille, du pain au sésame, aller à la médiathèque ramener des livres (nos 4 cartes étaient pleines) et acheter quelques équerres pour un bricolage prévu.
En chemin je n’oublie pas de remettre à une copine intéressée une photocopie de mes nouvelles. Je pense aussi à des idées pour mon écriture quotidienne (ou pas ?).
Si je n’ai aucune difficulté à m’y mettre, que je trouve salutaire de pouvoir acquérir cette habitude d’écriture quotidienne, je sais cependant que je suis dans une phase de bricolage, de projets concrets et matériels. Envie de vraiment aménager mon appartement, le faire à mon idée et en finir avec la friche et le provisoire….
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19 septembre
Aujourd’hui profonde pensée philosophique
C’est le mot de la fin, celui du 366ème réel à prise rapide, pour moi.

Journée au grand air. Enfants qui jouent, courent, sautent dans la grande maison. Adultes qui discutent et travaillent. Cueillette de figues, mûres, poires, dans les ronces, les orties, les arbres enchevêtrés dans les haies.
Les mains aux doigts violets, les langues qui claquent. Les petits grains de mûres qui agacent les dents.
Pensées profondes de mamans allaitantes au long cours qui constatent sur leurs corps et celui de leurs petits les bienfaits de cet art ancestral. Pensée philosophique de celles qui disent que le mental est vraiment la partie importante de leur être, celle qui permet d’aller bien quand tout le reste se déglingue, qui permet de bien dormir même si on est souvent réveillées, d’être reposées malgré le peu de sommeil. Et bêcher, bouger, faire du vélo, pour se sentir bien dans sa peau et savoir que l’on est vivante, dans une dynamique positive. J’ai bien constaté ce phénomène, essentiellement cet été, et puis je sens bien que je repars, je m’enferre, dans ma vie de chat d’appartement, avec ordinateur en libre service et moins de mouvements parce qu’il n’y a pas d’extérieur chez moi…. Oh, oui, j’ai constaté. Et je ne sais pas comment transformer ma vie pour lui donner ce mouvement qui m’est indispensable….
Plus tard nous nous sommes retrouvés, escabeau rangé, dans la cuisine pour partager le butin de fruits et de courgettes géantes. La terre ici est bonne, noire, et donne bien.
Emilie avait envie de chocolat. En même temps elle sortait son gâteau tandis que je dégainais mon pot de Chocolinette et mon pain maison aux graines de sésame. Tout fut apprécié, et terminé.
C’est qu’il nous fallait maintenant aller capturer la poule noire et le coq.
Et moi je devais terminer le ponçage de ma planche vernie, que je voulais couleur pin.
Une première stratégie, faite de battue vers un enclos de grillage à poule, a entrainé la poule, puis le coq, à l’intérieur. Pas bête, le volatile s’est envolé bien haut dès qu’il a vu le sac de toile.
Le terrain était très vaste, le coq nous narguait. Enfants et adultes le rabattaient vers la cour. Jusqu’à la dernière course et ce moment où on l’accule dans un garage, et qu’on referme la porte. Conciliabule derrière la porte. Les adultes se demandent s’il ne faut pas attendre demain pour l’attraper, parce qu’il est en colère, là. Et puis le jour baisse, et dans le garage il fait noir, il faudrait une lampe frontale. Les enfants réfléchissent à une stratégie de drap tendu devant la porte qui permettrait de l’enfermer. Ils disent que l’ergot du coq est terrible et peut blesser très fort. Ils ajoutent que le bec peut crever les yeux. Devant la porte du garage on parle de Moussu le coq comme d’un dragon, d’un griffon, d’un animal symbolique et terrible capable de s’en prendre à un humain adulte.
Vous vous souvenez ? je ponçais donc j’avais des lunettes de protection, et des gants de cuir dans mon attirail de bricoleuse. J’ai revêtu mon armure et j’ai bien fait rire la galerie. J’ai entrouvert la porte pour vérifier qu’on y voyait.
Le coq était au fond, à gauche. Je lui ai parlé, il s’est approché de moi, pour s’envoler en me passant à droite, à la hauteur du bras. Emilie était entrée à ma suite, elle a rabattu le coq sur l’angle de gauche, et il s’est coincé derrière un moteur. Ni une, ni deux, je l’ai pris par la queue, puis les pattes. Sortie du garage, triomphante et acclamée par le public !
Et hop : dans la caisse en carton avec la poule !
Fin du ponçage. Rangement.
Retour sur Pau en compagnie de 3 et non pas 2 petits garçons !









