Parchemins Instantanés

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jeudi 23 octobre 2014

Nouvelle lune d'octobre

Quelle est l’influence de la lune, des astres, dans ma course vers moi ?

Ce soir mes petits loups blessés contre moi cherchant réconfort et le confort, le savoir de notre secret, de leur confiance en ma force. Leur base effritée mais néanmoins ils cherchent à comprendre et regarder, se projettent.

Hier la parole déclenchante, grave et forte, pas du tout larmoyante. Les bras les lèvres qui accueillent et gardent, l’écoute calme. J’ai assuré, rassuré, sans lésiner sur les incertitudes, sans faux fuyants cependant.

Il a cherché à culpabiliser, est resté la victime de ce qu’il a entraîné.

Aujourd’hui symbolique fut cette perte de roue de secours. Et ma recherche immédiate de solutions.

Et ce soir le réconfort de l’écoute pour moi : les amis qui comprennent et soutiennent. Offrent des solutions. Appuis sûrs.

Ça y est. J’y vais.

Les images affluent.

Renard blessé, patte rognée. Mais vivant. Il me suit. Me précède. Comme cette chouette. Et ces chats qui me parlent, cherchent les caresses, se frottent.

Dans la dentelle des zentangles, les motifs s’entrecroisent. Et les naissances s’annoncent. Je vais préparer des Blessingways pour le printemps. Quand je serais installée dans ma nouvelle vie. En attendant : action!

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Je dois passer par les étapes entremêlées, joie et puissance même si douleur et tristesse.

jeudi 9 octobre 2014

Indi en octobre

Il y a eu le samedi de la hutte, où je me suis sentie présente, où l’on m’a dit que j’étais rayonnante et centrée, que j’étais la nouvelle Lyjazz, celle que l’on attendait. Cette harmonie et ce calme, cette douceur dans la chaleur moite. Puis la pluie froide et notre retour mouillé, sans l’exaltation habituelle. Mais chaque hutte est différente.

Le dimanche où j’ai pu exprimer ce que j’avais ressenti, en écho aux autres participants, un jeune chat sur les genoux, dans l’air doux de cet automne encore chaud, aux lumières mordorées.

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Il y a ma détermination à voir, avec détachement. A dire, avec justesse les faits, rien que les faits. Débusquer les comportements et les pointer.

En regard de mes interrogations sur les réponses à donner aux enfants.

J’ai vécu un mercredi au soleil, dans les températures d’été, la sueur que j’aime, mes pas légers dans les sandales sur les rochers du gave. Porter le kayak qui me dégouline sur l’épaule, sentir la vase. Encourager mon solaire encore hésitant. Toujours soufflée de la force de Lumineux, son assurance dans le tir à l’arc.

Et puis la fin de journée qui m’apporte un nouvel éclairage sur la conduite à tenir.

Enfin, aujourd’hui, soleil caché, pluie revenue en crachin gris délavant triste. Mais réveillée tôt, le ressort qui me tient malgré le manque de sommeil chronique.

Quand tu te sens comme Indiana Jones en quête du Graal, faisant retour sur le chemin déjà parcouru avec l'impression de la cohérence, dans l'idée d'une puissance établie, et que tu regardes devant, loin d'abord pour viser ce que tu cherches, près ensuite pour mettre un pied devant l'autre délicatement, et que tu cherches tes mots, sachant que les poser sera le gage d'un bon démarrage de cette prochaine page de ta vie. "Le pénitent le passe, le pénitent le passe..."

lundi 15 septembre 2014

Etre soi

Plus tellement envie d'écrire pour me dévoiler.

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Même si je ne renie rien de ce que j'ai écrit ici. En relisant au hasard je trouve une ligne directrice, un style, un ton. Je me rends compte aussi que cette écriture, ce que je dis, peut sembler pédant. Ce n'est pas mon intention, mais juste ma façon d'être et de rendre compte, d'intégrer la réalité. Cependant c'est une parole distanciée, après réflexion, pour mettre en scène et donc montrer seulement une partie de la réalité telle que je l'ai vécue. Et parfois je n'ai pas envie de cette sorte de faux semblant. J'ai juste envie de vivre et de parler en face à face ou d'écrire sur les éléments tels que je les ai perçus, avec leur trivialité, la colère ou les émotions, les moments de doute et les silences dans la conversation. Mon écriture ici n'est pas celle du roman, mais elle romance ma vie en ce qu'elle ne montre que certains moments vus d'une certaine façon. Et en cette période de ma vie j'ai envie d'aller à l'essentiel sur le terrain, et peut-être de romancer suffisamment ma vie pour la cacher le temps d'une gestation d'oeuvre. Je ne sais pas.

J'ai toujours envie d'écrire. Ce blog a contribué à me donner confiance. Je ne sais toujours pas comment ni où classer cette façon d'écrire, ce détachement.

(Je sais seulement que les approximations, fautes, erreurs de langue lues un peu partout sur la toile me hérissent au point que j'ai juste envie de demander aux auteurs de cesser d'écrire. Pour moi le fond et la forme sont liés : quelqu'un qui écrit mal, sans vouloir se relire, est forcément quelqu'un dont je ne peux comprendre la pensée, la respecter la tenir pour importante. L'écriture fait partie de la personne, me renseigne sur sa façon d'être, je peux me faire une image de cette personne (surtout quand je ne la connais pas de visu ni ne l'ai entendue) grâce à sa façon d'écrire qui me renseigne sur sa respiration, son respect des interlocuteurs.)

En ce moment je prends mon élan pour changer de vie.

J'ai fini un cycle. J'ai refait cet été ce que je fais depuis des années, et j'avoue avoir manqué d'enthousiasme, au moins jusqu'au premier concert qui m'a soulevée, toujours sous le chapiteau de Marciac. Même si le festival a été fertile en bons moments, comme les autres années. J'ai fini un cycle et j'ouvre à la construction.

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mercredi 11 juin 2014

Descente d'escalier

  • Il m'arrive de choisir des CD à la médiathèque juste parce que la photo de couverture m'a plu (dans le rayon jazz, blues, musique du monde quand même, hein, faut pas non plus me renier entièrement !). Et là c'est juste parfaitement adéquat, sympathique et en accord avec le rendu photo. Il s'agit de Carolina Chocolate Drops
  • Hier, j'étais sur ma boite gmail à 12h25. L'heure m'importait peu mais elle a pris de l'importance par la suite. Je venais de relever mes mails sur ma boite yahoo, et d'enregistrer les photos envoyées par une copine grimpeuse : des photos de ce superbe week end d'escalade en Espagne, par 35°.

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Le premier message est donc arrivé à 12h25 "votre mot de passe yahoo a été changé".

Le second est arrivé à 12h26 "vos 3 questions secrètes ont été changées"

Le troisième est tombé à 12h27 "votre compte est résilié"

Comme disent mes enfants : what the fuck ? Ou encore saperlipopette! cornebidouille et tutti quanti !

Voilà comment on se fait pirater en direct !

J'ai immédiatement changé mes identifiants sur le site amazon, qui a un système assez faible et dont je sais pertinemment qu'on peut se méfier. Et averti quelques'uns de mes contacts, repêchés sur mon smartphone (vive ces petites bêtes bien pratiques!). J'ai aussi expliqué la situation sur un statut facebook.

Et ce matin avant 8h mon téléphone fixe sonnait : une personne de mes contacts venait aux nouvelles, elle avait reçu un mail du pirate, qui demandait de l'aide....et/ou de l'argent. Je n'ai jamais autant parlé au téléphone qu'aujourd'hui. Mieux que le jour de mon anniversaire !

ça me donne l'occasion d'avoir des nouvelles de personnes que je n'ai pas contactées depuis longtemps. De sentir que des gens qui sont parfois de simples relations (amapiens, connaissances au gré des vents) ont envie de me venir en aide si jamais il m'arrive un pépin. ça fait chaud au coeur. Et moi qui ne suis pas une fondue du téléphone, qui appelle peu en fait, par peur de gêner, de déranger, de tomber mal à propos, parce que je ne sais pas quoi dire la plupart du temps, je me suis surprise à sentir la vraie chaleur de la voie amie qui s'inquiète. ça m'a permis d'avoir des nouvelles, de discuter le bout de gras et de renouer des contacts lointains. J'ai par exemple saisi l'occasion pour dire à une personne que j'avais pris en photo "mais tu m'avais parlé d'un bouquin de Gaston Criel sur le jazz que tu voulais me prêter, ça tient toujours ?" Oui oui , tu peux passer ! Et de me retrouver dans une cuisine entre 15h et 16h pour parler de littérature, de théâtre et de photo, avec une personne quasi inconnue, rencontrée deux fois. Et de repartir avec le bouquin précieux en question. Journée faste, de promenade, lecture, et bavardage. J'ai bien tenté de porter plainte mais le commissariat m'a dit qu'on ne peut pas dans ce cas : il suffit de fermer le compte. Pas la peine : c'est déjà fait ! Alors je jubile, de cette légèreté apportée par l'élimination fortuite et organisée de ces quelques milliers de mails qui m'encombraient en fait.

  • Sinon : ben le fait d'avoir pris une décision, et de l'avoir mûrie au soleil, est parfaitement grandiose. Le fait d'avoir bien compris que je me rechargeais dans la nature, sous le soleil, dans l'activité physique, dans les paysages, me donne une énergie du tonnerre.

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