Parchemins Instantanés

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 13 juin 2015

Atypik qui pique

Là je n'écris pas. Je fais lire.

C'est long. Parfois il y a trop de fautes à mon goût. Mais l'exaltation, les descriptions, c'est tout bon.

C'est comme se retrouver enfin dans la bonne peau, comme s'étirer et se sentir vivante, se secouer pour faire tomber l'eau.

Pour ensuite repartir vers une autre aventure.

Il s'agit d'un billet sur un blog de coach/thérapeute, qui, en faisant abstraction de tout l'aspect commercial (que chacun est libre d'apprécier selon ses besoins), est une mise en perspective de l'aspect de couple dont un membre est surdoué, zèbre (on dit aussi haut potentiel, entre autres expressions).

Voilà le lien : coachplanet

vendredi 12 juin 2015

April in Paris

Avec deux mois de retard...

Prise avec Lumia Selfie

Comme je disais chez Gilsoub. J'avais besoin d'être dans le concret. Mes forces étaient occupées à se battre, faire face, comme dans un jeu électronique où des objets arrivent sur soi à toute vitesse : il s'agit de les éviter, esquiver.

Puis, comme en aïkido (j'apprends) déséquilibrer l'adversaire. En même temps je me ressourçais à mes aides habituelles : escalade, aïkido, écriture (souvent dans le silence de la nuit), huttes de sudation, amis.

Ce qui implique manque de sommeil chronique.

Depuis début mars il est parti. Soulagement. Respiration. Et aussi grand élan de création, mise en ordre. Je n'ai pas arrêté.

Je passe sur les déboires judiciaires, les éléments administratifs, la colère et l'infantilisation.

Ça permet de voir plus clair.

Je ne passerais pas sur l'attitude qui consiste à manipuler, tenter de diriger tout de l'extérieur sans s'impliquer ni assumer. C'est parfaitement contraire à mon sens de la parole et de la justice.

J'ai su, le temps de savourer l'idée, que j'allais vivre ma première semaine de solitude depuis plus de 11 ans. J'avais le choix : faire face à mon bazar et tout ranger, me reposer dans ma tanière.

Ou bien partir.

Le samedi j'étais encore indécise. Et en écoutant un ami me parler de son prochain départ pour la Nouvelle Orléans, j'ai eu envie de voyager.

J'ai trouvé à 22h30 un covoiturage pour le lendemain 9h. Fait mon sac à dos. À peine préparé un planning. Cherché un lit, en vain.

C'est le lendemain, sur la route, qu'une amie m'a trouvé un logement. Pile pour dire à mon chauffeur où me déposer à Paris.

J'avais donc trois amies à voir brièvement, toutes les trois occupées à la capitale. Deux étant de passage.

J'ai pris contact et proposé à Gilsoub de se rencontrer : autant que l'internet se transforme en réalité concrète. Rendez-vous fut pris, à notre grand plaisir pour confirmer la sympathie.

J'ai donc pris un bain de métro, rapidité, bruit, j'ai pu pratiquer l'observation d'humain, l'orientation (pas encore fluide pour moi les transports ni le temps nécessaire aux déplacements. Forcément : 4 jours par an environ, ce n'est pas suffisant pour s'adapter en souplesse.

Cette fois pas d'expo ni de musée. Seulement des promenades pour assouvir ma curiosité. Des confirmations. Celle de la réactivité du labo Picto : le lundi, comme je n'avais pas internet j'ai appelé pour demander si mes photos étaient faisables en deux jours. « si vous venez on met à votre disposition un ordinateur et vous pouvez les commander online » Ce que j'ai fait (premier contact avec un mac). L'atelier a suivi : j'ai eu mes photos le mercredi (ça m'évitait de payer des frais de port).

J'ai expérimenté le comble pour une fille du sud ouest : entrer dans la boutique Lindt de Paris Opéra, alors que j'habite à 40km de l'usine Lindt... Prise avec Lumia Selfie

J'ai passé deux nuits dans un cabinet de psy, entourée de tout Freud (au moins !) et le premier bouquin sur lequel j'ai posé les yeux était Divorce mode d'emploi. J'ai pu écouter du jazz au débotté dans un coin improbable, et revoir des amis de façon impromptue et inespérée : S venait de Montpellier, P et O partaient la semaine suivante pour 4 mois de voyage, je n'étais ni prévue ni annoncée. Et c'était bien bon de se sentir si vivante dans cette musique.

Et j’en ai profité pour rencontrer des covoitureurs sympathiques qui m’ont menée à bon port.

Prise avec Lumia Selfie

lundi 8 décembre 2014

Questions avec surréalisme

C’est l’hiver.

Froid, intérieur. Envie d’écrire.

Entrée en nomadisme.

Force de savoir que je peux braver le froid. Avec d’autres. Me mettre en tenue d’été et pieds nus dans la boue par 2° la nuit, et attendre dans l’antre, la chaleur des pierres. Reliée à ce cercle, présente à la nature et au monde. Ancrée. Laisser couler ces ondes de joie, cette force partagée. Douceur, intensité, détermination, évidence. Amitié, respect, compréhension, tissage. Regards.

Donc savoir que ce froid, qui me fait trembler de l’intérieur, parce que l’été s’est terminé fin octobre lors de ma dernière baignade dans l’océan, l’été qui n’avait pas vraiment eu lieu en juillet ni en août, s’est prolongé jusqu’à mi novembre même ! a laissé très abruptement place à l’hiver froid et claquant des dents.

M’en fout, c’est une phase de transition dans ma vie. La météo me fait juste sentir le passage.

Jusqu’au bout j’ai gardé les sandales et débardeurs. Pour les superposer aux pulls et doudounes.

Je dois entrer en moi maintenant. Et savoir ce qui me fait vibrer. Le plus.

Ecrire. L’hiver surtout. Des heures, des jours. Des textes de l’intérieur, du vrai, des tripes. Où l’on entend la musique en mouvement.

Besoin aussi de bouger, créer de mes mains. Des savons, des cosmétiques, des plats et coetera.

Faire des photos ? Photographier ? Cadrer, composer, me poser des questions. Pas les bonnes. Trouver comment m’améliorer, un cours. Ou bien arrêter. Trop classique. Trop d’images dans cette société. Les miennes, qui montrent (peut-être, à ce qu’on me dit) les émotions, le mouvement. Ni artistiques et léchées, ni simplement ( ?!) instantanées, de rue. Faussement simples. Poésie de l’instant. Comme j’aimais mon Ricoh GRD et ses noirs et blancs un peu crasseux, son objectif surtout que je connaissais jusqu’aux moindre quatre coins et utilisais en camion, on the road, dans la rue ! dans la rue, à portée d'interrogation de tout être humain lancé sur une grande chimère ou (pourquoi ne pas le reconnaître?) de celle qui tombait parfois, parce qu'enfin d'autres s'étaient vus autorisés à lui adresser la parole, n'avaient su voir en elle que la plus pauvre de toutes les femmes et de toutes la plus mal défendue ? …dirait André Breton

Tu as changé, toi aussi. Oh que oui ! Résurrection !

mercredi 26 novembre 2014

Free jump

J’étais sur la plateforme, plusieurs mètres au-dessus du grand coussin gonflé sur lequel je devais sauter, après mes deux garçons. Je me suis avancée, j’ai senti l’air, donné les ordres nécessaires à mon corps. Et j’ai sauté. On n’entend rien quand on s’enfonce dans l’air emprisonné, il étouffe tout.

C’est plus tard, en m’éloignant, que j’ai entendu le claquement que produisent les corps en tombant. Et il y avait aussi les encouragements du public plus loin.

Mes copains grimpeurs, depuis la falaise, voyaient le spectacle. Ils m’ont dit qu’ils avaient criés quand j’ai sauté. Et G a observé « tu n’as pas hésité longtemps quand tu as sauté ».

C’est exactement ça.

Une fois que ma décision est mûrement réfléchie, que je sais que mon corps est mon allié, j’y vais.

C’est ce que j’ai fait.

J’ai sauté dans la précarité. Dans l’inconnu. Je vais vers la renaissance. Et pour l’instant je me laisse porter par les vagues, sans lutter. Ma ligne de mire calée.

Je maintiens mes heures de sport pendant lesquelles j’oublie tout.

Je prends les bons moments où je suis.

J’entends les encouragements et j’évite les personnes négatives.

Je considère et je soupèse. Je tremble en dedans. On me dit que je suis courageuse. Que j’ai de l’or dans les doigts et le cerveau.

J’attends de pouvoir recouvrer toutes mes facultés pour créer mieux.

Je sais que je suis portée. Dans le vrai.

IMGP2548.JPG

- page 1 de 129