Parchemins Instantanés

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samedi 28 janvier 2012

Un moment

Complexité de la pensée.

Sinusoïde luxuriante et fuyante, lignes d’adn qui jamais ne se rejoignent.

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Je pense à ce mal au ventre de mon garçon et je le trouve normal, au vu de ce qu’il a mangé ce soir.

Je relis un passage de Chère Ella, élégie pour Ella Maillart, d’Anne Deriaz. Je recopie des citations dans Babelio, la 4ème de couverture, une critique. Je replonge dans ce livre qui me prend aux tripes. Envie de revoir, d’entendre Ella Maillart. Mais je ne me lève pas pour aller chercher le DVD Entretiens avec Ella Maillart.

Au lieu de ça, je charge des photos sur mon ordinateur, et j’ai bien envie de les classer en écoutant de la musique.

Ah, il fallait que je m’inscrive et que je télécharge Spotify. Ok, fait. Mais comment ça fonctionne ? Par ici une radio ? J’essaye Adèle. Très belle voix, profonde. Mais chanson calibrée, qui racole les émotions, qui tire vers le plus facile. Aucune complexité. Deuxième chanson : berk ! Bah, un essai pour rien. Retournons aux valeurs sûres : Little Red Moon par Archie Shepp. Voilà l’essence de la complexité des émotions, de l’âme, du moment et du temps. De la vraie musique qui ne cherche pas à étaler son sirop, à appâter le chaland, non, qui dit les tripes, les déboires, les douleurs, les peurs, la vie d’en-dessous et celle que l’on montre quand on est fatigué. Pas les lumières mais l’ombre et le gris, la profondeur des sentiments, les cris et les feulements, les paroles dites et de suite regrettées. La colère et la tristesse.

Et de suite les mots viennent. Pas de galop d’essai. Juste le rythme qui fait couler les phrases.

J’écris dans les replis des instruments. Dans les notes et l’histoire décrite par ce que je sens. Je vois les musiciens sur la scène.

Tellement d’heures passées sous la scène, sous les spots, à écrire, à photographier, directement dans les vibrations.

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Et quand elle s’arrête, ce sentiment d’entendre de nouveau mes battements de cœur, de les voir s’écrire dans l’air et suivre ce qui reste des vibrations de la musique.

Le jazz est une musique vivante. Qui dit la vie, la vraie, la tatouée… qui s’écoute dans la solitude, dans la communion du public, dans ses silences même.

jeudi 26 janvier 2012

Le plastique : oui ou non ?

Allez, les bonnes résolutions (si vous en avez pris) ne sont pas seulement intellectuelles ou au sujet de vos addictions ou comportements. Regardons aussi nos placards pour les épurer.

Petit rappel concernant notre vie quotidienne envahie par le plastique, et donc par le bisphénol A  :

- Pourquoi et comment se préserver du bpa : c'est ici

- une liste des plastiques à éliminer, et donc ceux à garder de préférence : voir là

- d'autres infos sur les plastiques : sur ce site

- lien vers une boutique qui vend des récipients en inox pour remplacer petit à petit tous les contenants plastiques : sans bpa.com

- un site sur les substituts au plastique, en cours de traduction, mais lisible en anglais : ici

- Un article sur les jouets non toxiques : sur la revue Notre temps qui cite notamment les marques Lego, Playmobil et Smoby qui ne contiennent ni phtalates ni BPA.

Ici j'ai encore beaucoup trop de plastique, et je remplace petit à petit à petit par verre ou inox. Hier j'ai trouvé un grand saladier sympa en inox. La congélation peut se faire dans des bocaux en verre, qui de toute façon nous encombrent trop.... à suivre et à pratiquer quotidiennement !

mercredi 4 janvier 2012

Reliés

Etrange comme, en cette période où je n’ai envie que de faire l’ourse misanthrope je me sens tout de même reliée à tous.

Me vient, à la lecture de ce billet l’envie de donner moi aussi un mot ou une expression à ce début d’année. Cela ne sera peut-être pas valable pour toute l’année, ou peut-être est-ce valable pour toutes les années qui me restent à vivre.

C’est un mantra qui me monte maintenant aux lèvres.

O mitakuye oyasin

Nous sommes tous reliés.

C’est une parole d’Humain. Mais pas seulement. Je me sens aussi reliée à la nature, aux animaux, aux vents et aux nuages.

Laisser parler ce qui est à l’intérieur. Me laisser guider par une force qui, pour peu que je l’écoute, me dit sans parole, me pousse.

Ecouter et lire ce que je trouve.

Avancer petit à petit sur ce chemin que je me trace, que je dessine à mesure que je le marche.

Lâcher prise et ainsi changer subtilement mon regard, en prenant un autre point de vue.

Voir comment mon entourage intervient et inter-agit.

Poursuivre ma route et sentir que le travail se fait d’abord en dedans.

C’est cela : j’hiberne, je travaille depuis le fond, je commence à sentir que mes graines veulent monter, que les journées rallongent, mais il n’est pas encore temps de rester dehors, de montrer, d’avoir une vie sociale.

Ce sont mes vœux pour 2012 : que chacun s’écoute et suive son propre élan intérieur.

O mitakuye oyasin !

jeudi 29 décembre 2011

Nom de nom !

Je fais refaire ma carte d’identité.

A mon nom.

Il faut que je fournisse un justificatif de domicile. A mon nom.

J’en ai un.

Mon compagnon me propose l’avis d’imposition. Sur lequel n’est pas noté mon nom, mais le sien, et Mme accolé. Je m’insurge ! Il me souvient d’avoir déjà expliqué aux impôts que je tenais à garder mon nom. Mais depuis plusieurs années c’est monsieur qui s’occupe de ces papiers, seul, par internet. Il a dû oublier. Mais il me soutient que c’est la règle pour les impôts. Je ne suis pas d’accord.

Et d’abord….

- pourquoi une femme doit toujours justifier de ce qu’elle est par rapport à son sexe ? Pourquoi dire si je suis Mme ou Melle ? On ne demande pas à un homme s’il est puceau que je sache ?

- pourquoi est-ce toujours le nom de la femme qui est gommé sur un papier officiel ? Mme Machin a épousé Mr Truc, elle est englobée sous la formule Mr et Mme Truc. Quand on ne l’appelle pas Mme Roger Truc parce que Mr porte ce prénom !

- pourquoi on demanderait à Mme Machin de préciser qu’elle est « épouse Truc » ? Alors qu’on ne demande pas à Mr Truc de préciser qu’il est « époux Machin »….

Encore des discriminations !

Et enfin, lors d’un mariage, je rappelle que les époux gardent leur nom, mais qu’il peut être pratique pour l’un des deux de porter ou d’accoler le nom de l’autre au sien.

De même, les enfants peuvent porter les deux noms de leurs parents.

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