10 mars
aujourd'hui sentiment de déjà vécu
Alors voilà... comme je me suis bien amusée à écrire cette nouvelle, et que la chute pose des questions à mes lecteurs.... Et puis comme j'ai vu qu'il y avait un concours de nouvelle sur le thème de la rupture sur ARTE ....
J'ai écrit la suite de la première, qui correspond à la rupture, et explique comment l'histoire s'est terminée.
Et là, mon amie Aigue Marine, à qui je demande de relire, et de me dire si tout semble compréhensible pour un lecteur qui n'a pas lu Retrouvailles.... me dit qu'elle a un sentiment de « déjà vu » et que mes personnages ne semblent pas assez épais.
Bon. Evidemment j'ai écrit ça alors que je connais bien mes personnages, qu'ils sont présents dans mon esprit avec toutes leurs caractéristiques. Et il y a aussi un nombre de signes maximum à respecter.
J'ai donc fait lire cette nouvelle à M., qui vit chez nous pendant sa formation, et qui trouve que c'est bien. Elle a tout compris, les personnages lui semblent corrects.
Allez, je verrais demain ce que je peux rectifier.
ooo
11 mars
aujourd'hui blanc
Pas la neige, non, ça c'était lundi.

Les yaourts que j'ai fait.
Ou alors le panir hebdomadaire aussi.
La chair blanche du merluchon mangé ce soir.
La page blanche qui ne me fait pas peur. J'ai épaissi les caractères de mes personnages. Et cela marche d'autant mieux. Au point que l'une de mes lectrices me reconnaît dans la femme, reconnaît mon compagnon dans l'un des deux hommes. Mais ce n'est pas si simple ! Si j'ai mis de moi, de nous, j'ai aussi mis d'autres personnes que je connaissais. Je me reconnais aussi dans certains traits des personnages masculins.
« L'imagination consiste à expulser de la réalité plusieurs personnes incomplètes pour, mettant à contribution les puissances magiques et subversives du désir, obtenir leur retour sous la forme d'une présence entièrement satisfaisante. C'est alors l'inextinguible réel incréé « disait René Char.
Je commence à me rendre compte, à toucher du doigt, à expérimenter, la façon dont je peux le faire, moi. Je sens la puissance, la force que cela me donne. Cela coule dans mes veines. Cela se ramifie, me tend, m'irrigue. Cette énergie est comparable à l'énergie sexuelle sublimée.
Blanc. On y revient.



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